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Développement intégral

Grégoire Catta
11 décembre 2014

Jésuite, Ceras

"Promouvoir tout homme et tout l'homme", voilà ce que fait le développement intégral, donc authentique, tel que le voyait Paul VI dans la première encyclique consacrée à ce sujet. Depuis, le discours social continue d'inspirer l'action des chrétiens, le développement étant désormais étroitement lié aux défis de la mondialisation et au rapport de l'homme à l'environnement.

L’Eglise catholique n’a pas pour mission d’apporter des solutions techniques particulières aux questions économiques, sociales et politiques qui se posent dans les sociétés humaines. Elle n’en a d’ailleurs pas les compétences. Cependant fidèle à sa vocation religieuse d’être signe et instrument de l’union à Dieu des hommes et des femmes et de leur unité dans la famille humaine1, elle entend contribuer à la réflexion et à l’action sur ces questions en vue du respect de la dignité humaine de chacun et du bien commun de tous2. Un outil privilégié pour suivre cette contribution est le corpus de documents produits par la hiérarchie catholique depuis la fin du XIXe siècle, communément appelé Doctrine sociale de l’Église3 (DSE).

En ce qui concerne le développement, l’Église tout entière entre dans le débat dans les années soixante en déployant une vision d’un « développement humain intégral ». Dans les décennies qui suivent, au cœur des multiples débats sur cette question la DSE maintient cette vision et continue à l’enrichir. Aujourd’hui, alors que le vocable même de développement est contesté par certains4 elle continue à l’utiliser. Pourquoi cette insistance ? Parce que la notion de développement humain intégral, qui a des racines anthropologiques et théologiques profondes, apparaît comme un principe structurant qui permet à toute l’Église de professer la foi chrétienne en prenant la parole sur les questions économiques, politiques et sociales autour du développement de manière à la fois critique et constructive. Les lignes qui suivent souhaitent montrer brièvement comment les principaux textes du discours social catholique sur le sujet depuis soixante ans répondent aux interrogations de leurs temps et structurent l’engagement des catholiques.

« Pour être authentique, le développement doit être intégral, c’est-à-dire promouvoir tout homme et tout l’homme » (PP 15). Ces quelques mots au cœur de Populorum progressio(PP), l’encyclique du pape Paul VI en 1967, résument à eux seuls la conception offerte par la DSE sur ce sujet. Une approche qui se limiterait à des considérations d’ordre purement matérielles et économiques, ou politiques et même culturelles, sans les inclure toutes et sans en même temps s’ouvrir à une dimension spirituelle ne saurait être suffisante. Tout comme une approche qui ne prendrait pas en compte l’ensemble des hommes et des peuples. En effet, ancrée dans sa tradition de foi, l’Église réaffirme constamment la grandeur de la vocation de tous les êtres humains, créés à l’image et la ressemblance de Dieu et appelés à constituer une seule famille humaine par le salut offert en Jésus Christ.

Jean XXIII, précurseur

C’est à partir des encycliques de Jean XXIII, Mater et magistra(1961) (MM) et Pacem in terris(1963) (PT), que la question du développement entre dans le discours de l’Église, Elle est également abordée dans la constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps, Gaudium et spes(GS), du Concile Vatican II (1965). Prenant conscience que la question sociale a désormais une ampleur mondiale et se manifeste au travers des inégalités entre pays économiquement développés et pays en voie de développement (MM 157), ces trois documents proposent quelques principes clés. Le développement des peuples est un droit (PT 86) et c’est donc un devoir pour les pays dits « développés » d’y contribuer, et non pas seulement une option dictée par des intérêts circonstanciels (MM 159, 160 ; GS 86). Cependant ce sont bien les individus et les peuples eux-mêmes qui sont les premiers acteurs de leur développement. Le danger est donc d’utiliser diverses formes d’aide comme instruments détournés de domination politique, économique et sociale et d’atteinte au respect de la dignité des personnes et des peuples (MM 171 ; PT 121 ; GS 85). Enfin le développement se doit d’être intégral, l’amélioration des conditions sociales accompagnant la croissance économique (MM 68) et l’objectif étant « le plein épanouissement humain » de tous les citoyens qui inclut la prise en compte de la dimension spirituelle (GS 86).

Avec Paul VI

Dans Populorum progressio), tous ces éléments se retrouvent dans une présentation plus systématique. L’encyclique s’appuie sur l’expérience de catholiques engagés dans les débats et dans l’action en faveur du développement. Parmi eux, le père Louis-Joseph Lebret joue un rôle majeur. Fondateur en 1941 d’Économie et Humanisme qui cherche à promouvoir une économie au service de l’homme, il a lui-même été conseiller auprès de gouvernements d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie. On lui doit notamment la notion de développement intégral « de tout l’homme et de tous les hommes ». L’encyclique s’inscrit aussi dans la ligne du discernement des signes des temps engagée à Vatican II. Le signe majeur ici relevé est le cri des « peuples de la faim [qui] interpellent aujourd'hui de façon dramatique les peuples de l'opulence » (PP 3) et oblige à relire les évangiles cités à plusieurs reprises.

Le développement est personnel – « chaque être humain est appelé à se développer car toute vie est vocation » dans le dessein de Dieu (PP 15) – mais aussi communautaire car chaque être humain « appartient à l’humanité tout entière » (PP 16) et le « développement intégral de l’homme ne peut aller sans le développement solidaire de l’humanité » (PP 43). Il requiert donc un devoir de solidarité entre les peuples et les personnes mais aussi un profond respect pour leurs capacités propres de décision et d’action. Le développement est présenté comme le plus sûr chemin vers la paix : c’est « le nouveau nom de la paix » (PP 76-80). Le concept ne prétend pas offrir une théorie unique ou des solutions techniques aux défis posés par la problématique du développement mais un critère d’évaluation et de discernement, source d’inspiration pour l’action. Le « vrai » développement est le passage de conditions moins humaines à des conditions plus humaines : « Moins humaines : les carences matérielles de ceux qui sont privés du minimum vital, et les carences morales de ceux qui sont mutilés par l'égoïsme. Moins humaines : les structures oppressives, qu'elles proviennent des abus de la possession ou des abus du pouvoir, de l'exploitation des travailleurs ou de l'injustice des transactions. Plus humaines : la montée de la misère vers la possession du nécessaire, la victoire sur les fléaux sociaux, l'amplification des connaissances, l'acquisition de la culture. Plus humaines aussi : la considération accrue de la dignité d'autrui, l'orientation vers l'esprit de pauvreté, la coopération au bien commun, la volonté de paix. Plus humaine encore la reconnaissance par l'homme des valeurs suprêmes, et de Dieu qui en est la source et le terme. Plus humaines enfin et surtout la foi, le don de Dieu accueilli par la bonne volonté de l'homme, et l'unité dans la charité du Christ qui nous appelle tous à participer en fils à la vie du Dieu vivant, Père de tous les hommes » (PP 21).

S’inscrivant dans le contexte des années soixante, l’encyclique avance plusieurs recommandations concrètes pour la mise en œuvre de ce passage. Des réformes agraires sont nécessaires dans de nombreuses régions où de larges populations agricoles survivent dans la misère faute d’avoir en propre une terre à cultiver alors que de grands domaines restent inexploités (PP 24). L’industrialisation est perçue comme un phénomène positif à condition qu’elle ne soit pas orientée seulement par l’attrait du profit (PP 25). L’urgence de la situation appelle une action immédiate de planification de la part des autorités gouvernementales mais aussi des initiatives privées et l’action des corps intermédiaires (PP 33). Le commerce international requiert de profondes réformes, car les inégalités ne peuvent être corrigées par le seul mécanisme du marché libre (PP 58). Finalement, l’encyclique encourage la création d’un fonds international pour le développement (PP 51).

Par ces recommandations, l’Église s’inscrit dans un courant réformateur internationaliste représenté notamment par la commission économique des Nations unies pour l’Amérique latine et son secrétaire général Raúl Prebisch5. A l’encontre des théories de la modernisation qui voient dans le sous-développement un simple retard dans un processus inéluctable qu’il convient simplement d’encourager par l’apport de capitaux extérieurs, ce courant dit « structuraliste » veut réformer la structure qui lie surdéveloppement des pays du Nord et sous-développement des pays du Sud. Ceci implique, par exemple, une action sur les règles du commerce international, une planification accrue dans les pays en voie de développement, le refus d’une division du travail qui verrait certains pays demeurer de simples producteurs de matières premières quand d’autres auraient la charge des industries de transformation. En prenant des positions proches des structuralistes, Paul VI ne prétend pas identifier la vision de l’Église avec cette théorie de manière définitive6, mais il fait écho à une approche qui exprime la vision d’un développement humain intégral.

La conférence des évêques d’Amérique latine

Au nom de cette vision, les évêques d’Amérique latine, réunis à Medellín, adoptent en 1968 une approche plus radicale. Interpellés par le scandale de la pauvreté et des inégalités sans cesse croissantes dans leur continent, ils dénoncent une situation de dépendance économique et politique vis-à-vis notamment des États-Unis et appellent à agir pour attaquer les formes nouvelles de colonialisme7. Des éléments de cette approche sont repris par le magistère romain, notamment dans le document final du synode des évêques de 1971, Justicia in mundo (JM), et dans l’exhortation post-synodale de Paul VI en 1975, Evangelii nuntiandi (EN). Prenant explicitement acte de situations de « néo-colonialisme », l’Église associe alors le développement humain intégral avec la notion de libération : « Si les pays et régions en voie de développement échouent dans leur libération par le développement, il y a un réel péril que leur situation, créée surtout par la domination coloniale, évolue en un néo-colonialisme dans lequel les nations en développement seront les victimes du jeu des forces économiques internationales » (JM 16). Cependant, au nom du principe d’une humanité considérée dans son intégralité, l’appel à la libération s’effectue dans le refus a priori de la violence et par la promotion de la coopération et de la participation.

Jean Paul II

Vingt ans après Populorum progressioJean Paul II fait, à son tour, du développement le thème central de sa deuxième encyclique, Sollicitudo rei socialis(SRS), en 1987. Il insiste sur sa dimension morale, c’est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’une question purement technique mais bien d’une réalité qui engage des choix humains, à évaluer en fonction de leur contribution ou non au bien commun. Dans le contexte toujours présent de la guerre froide et de l’opposition entre idéologies capitaliste et communiste, il réaffirme que le développement authentique ne peut être confondu avec le mythe du progrès indéfini pas plus qu’avec une simple expansion des richesses matérielles. Des formes de « surdéveloppement » dans les pays riches sont même dénoncées (SRS 28). Le développement est l’expression moderne de la vocation humaine – être à l’image et à la ressemblance de Dieu créateur – et c’est en méditant sur la figure du Christ rédempteur de l’homme et réalisant pleinement cette vocation que l’Église enracine son engagement en faveur du développement (SRS 30-31). Portant un regard théologique sur les obstacles au développement, Jean Paul II dénonce comme structures de péché la logique des blocs ou un ordre économique mondial perverti par le désir du profit et la soif du pouvoir « à tout prix ». Le développement authentique passe alors par la promotion de la solidarité qui « n’est pas un sentiment de compassion vague » mais la « détermination ferme et persévérante de travailler pour le bien commun […] parce que tous nous sommes responsables de tous » (SRS 38). L’encyclique souligne encore qu’un authentique développement doit prendre en compte le respect pour l’environnement et le caractère limité des ressources naturelles non-renouvelables.

La vision d’un développement humain intégral promue par l’Église catholique trouve-t-elle un écho de poids dans le tournant pris par le Pnud (Programme des Nations unies pour le Développement) en 1990 ? Sous l’impulsion des économistes Mahbud Ul Haq et Amartya Sen, l’organisme des Nations unies promeut le développement comme le « processus qui élargit l’éventail des possibilités offertes aux individus » et met en place l’indice de développement humain (IDH) qui ne se contente plus comme le PNB de mesurer la richesse d’un pays en termes de revenus mais prend en compte d’autres facteurs comme l’espérance de vie et l’éducation8.Quelques années plus tard, sont promus les objectifs du millénaire pour le développement : réduire l’extrême pauvreté, assurer l’éducation primaire pour tous, promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, combattre le VIH/Sida, le paludisme et d’autres maladies, préserver l’environnement, mettre en place un partenariat mondial pour le développement. Cette liste de thèmes n’est pas sans rappeler la liste des passages de conditions moins humaines à des conditions plus humaines de Populorum progressioOn y retrouve la vision d’un développement qui ne se limite pas à des critères économiques mais cherche à mettre les hommes et les femmes au centre et à prendre en compte toutes les dimensions de leur humanité. Il n’est donc pas surprenant que des organisations catholiques comme Caritas International ou, en France, le CCFD-Terre solidaire (Comité catholique contre la Faim et pour le Développement) se soient fortement engagées derrière ces objectifs du millénaire.

Au tournant de l’an 2000, la campagne mondiale pour l’annulation de la dette des pays les plus pauvres trouve un large soutien dans ces organisations et dans le discours social officiel de l’Église. Comme l’avait souligné Jean Paul II dans son encyclique (SRS 19), la question du surendettement d’un certain nombre de pays en voie de développement est une question éthique concernant l’interdépendance et la solidarité entre les peuples et non pas une question purement économique9.La vision du développement intégral de l’homme trouve ici un lieu d’application concrète.

Benoît XVI

Deux décennies après l’encyclique de Jean Paul II, c’est la situation d’une mondialisation sans cesse plus complexe et d’une sécularisation croissante notamment en Europe qui stimule la réappropriation par Benoît XVI du thème du développement en 2009. Dans Caritas in veritate(CV), il insiste sur l’ouverture à la transcendance comme composante clé du développement humain intégral. Un humanisme qui exclurait entièrement l’ouverture au divin ne peut être un véritable humanisme (CV 78). Les diverses crises que rencontrent l’humanité en ce début du troisième millénaire, crises financières et économiques, crises énergétiques et environnementales, crises sociales et politiques, sont l’occasion d’approfondir un discernement et de faire des choix en vue d’un futur meilleur ancré sur les valeurs humaines fondamentales dans une « nouvelle synthèse humaniste » (CV 21). La dimension du don et de la gratuité, à l’œuvre par exemple dans des formes créatives d’économie solidaire (CV 34), fait partie de cette synthèse qui réaffirme la nécessité de la coopération et des relations interpersonnelles dans des sociétés de plus en plus marquées par l’isolement et l’individualisme (CV 53).

Enfin, le thème du développement est désormais étroitement lié à celui de rapport de l’homme à l’environnement (CV 48). 20 ans après le fameux rapport Bruntland(1987), qui a adopté la notion de développement durable, la prise de conscience des limites de certaines ressources naturelles, notamment énergétiques, et des dommages souvent irréversibles causés à l’environnement par un développement industriel irresponsable devient de plus en plus forte. L’Église catholique qui avait pu sembler plutôt timide sur le sujet se fait davantage entendre. La responsabilité de chacun vis-à-vis des pauvres10 et des générations à venir est rappelée avec vigueur par le Pape qui appelle à une réforme des styles de vie en réaction notamment au consumérisme des sociétés de l’abondance (CV 48-51). Mais le souci d’une solidarité intergénérationnelle renouvelée ainsi que celui des plus fragiles permet de continuer à parler de « développement » au sens d’une croissance en humanité dans la solidarité. Souci de la protection de l’environnement et souci de la justice vis-à-vis des plus fragiles vont aujourd’hui de pair11.

Ainsi dans la variété des situations et des débats autour de la question du développement, la notion de développement humain intégral, constamment maintenue par le discours social de l’Église, s’offre comme un critère central d’évaluation des options politiques, économiques ou sociales, au plan individuel comme au plan collectif. Comme principe orienté vers l’action, il constitue même une doctrine sociale en ce qu’il éveille la conscience des catholiques et contribue à inspirer leur action et plus largement celle des « hommes et de femmes de bonne volonté ». Considérer tous les êtres humains ainsi que toutes les dimensions de la personne humaine dans le dynamisme de leur vocation, tel est l’enjeu pour l’Église catholique de la promotion du développement quelles qu’en soient les formes concrètes.

Grégoire Catta

1 Concile Vatican II, Constitution dogmatique sur l’Église – Lumen gentium, n° 1. http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19641121_lumen-gentium_fr.html.

2 Concile Vatican II, Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps – Gaudium et spes , n° 42. http://www.doctrine-sociale-catholique.fr/132-gaudium-et-spes.

3  « La doctrine sociale est de l'Église parce que l'Église est le sujet qui l'élabore, la diffuse et l'enseigne. Elle n'est pas la prérogative d'une composante du corps ecclésial, mais de la communauté tout entière : elle est l'expression de la façon dont l'Église comprend la société et se situe à l'égard de ses structures et de ses mutations. Toute la communauté ecclésiale – prêtres, religieux et laïcs – concourt à constituer la doctrine sociale, selon la diversité des devoirs, des charismes et des ministères en son sein » (Conseil Pontifical Justice et Paix, Compendium de la doctrine sociale de l’Église, Bayard-Fleurus-Mame, 2007, n° 79). C’est pourquoi le Ceras réserve le mot discours aux textes du magistère. Ceras, Le discours social de l’Église catholique. De Léon XIII à Benoit XVI. Bayard, 2009. www.doctrine-sociale-catholique.fr. Dans cet article, les références à ces documents sont faites au cours du texte avec la mention des initiales du document et du numéro du paragraphe selon cette édition.

4  Voir par exemple, Xavier Ricard Lanata, « Le progrès c’est l’équilibre », Projet n° 336-337, oct.-déc. 2013, et http://www.revue-projet.com ; Serge Latouche, Le pari de la décroissance, Fayard, 2006.

5 Cf. Raúl Prebisch (CEPAL), The Economic Development of Latin America and its Principal Problems. Lake Success, NY, United Nations - Departement of Economic Affairs, 1950.

6 Michael Sutton, "Les contingences d’une encyclique : Populorum progressio" In Les chrétiens et l’économie / Colloque de l'Association française d'Histoire religieuse contemporaine, sous la direction de André Encrevé, p. 31-155, Centurion, 1991.

7  Deuxième conférence générale de l’épiscopat d’Amérique latine, Medellín, 1968, Document final. http://www.celam.org/conferencia_medellin.php.

8  PNUD, Rapport mondial sur le développement humain 1990, Economica, 1990.

9  Voir également Conseil pontifical Justice et Paix, Au service de la communauté humaine ; une approche éthique de l'endettement international (27 décembre 1986), Cerf, 1987.

10  Ce thème sera repris par le pape François dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium (EG) : « De notre foi au Christ qui s’est fait pauvre, et toujours proche des pauvres et des exclus, découle la préoccupation pour le développement intégral des plus abandonnés de la société » (EG 186).

11  Sur l’impact de la crise environnementale et énergétique sur les plus pauvres, voir Transition énergétique, un piège pour les pauvres ?Projet n° 334, juin 2013, et http://www.revue-projet.com.

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